Dagboek Raphaël Waterschoot
Uniformes 
Mobilisation en 1831 et 1835

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d) UNIFORMES.
L'uiüforrne des chasseurs-éclaireurs  fut réglé le 31 décembre
1837, lors de la formation de chasseurs â Mons et à, Liége. La
compagnie de Mons existait cependant depuis 1815. Sous la
dénornination de carabiniers.

Un arrété du 14 juillet 1831 déterminait comme suit
l'uniforme de la cavalerie : 
Habit court en drap vert foncé, deux ran-
gées de boutons et passepoil vert clair; pantalon en drap vert
foncé avec deux bandes en vert clair séparées par un passepoil;
bandes en argent pour les officiers; épaulettes blanches pour
les gardes, rnêlée pour les sous-officiers, en argent pour les
officiers; dragonne en cuir blanc, en argent pour les officiers;
sabre â la hussarde; chabraque en drap vert foncé bordée d'une
bande en vert clair, galons d'argent pour les officiers; porte-
manteau en drap vert; fontes en cuir jaune; bride et bridons en
cuir noire

L'uniforme de l'artillerie
 fut, déterminé par arrété du 15 jullet1831; 
Il comprenait un shako en feutre noir avec galon rouge, 
cocarde, deux canons croisés surmontés d'une grenade en cui-
vre, jugulaire en cuivre; pompon rouge surmonté d'une aigrette
de crin noir,plumet noir pour les officiers; un habit court en drap
bleu foncé, revers en drap noir, collet montant ouvert, parérnents
ronds avec manches en drap noir pour la troupe, en
velours pour les officiers; pans retroussés, Passepoil rouge et
grenade en cuivre sur le collet; pantalon du mème drap avec
deux bandes, en drap rouge pour la troupe, et en or pour les
officiers, séparées par un passepoil; épaulettes, rouges pour les
artilleurs, mêlées pour les sous-officiers, en or pour les officiers.


e) MOBILISATION du Ier BAN, 1831.
Le 18 janvier 1831, sous Ia menace d'une invasion, le premier
ban fut organisé, et le 4 avril un décret en ordonna la mobi-
lisation : le 18 mars pour le Luxembourg et le 4 avril pour les
autres provirices. Celle-ci hit laborieuse et dut être contreman-
dée en juillet 1831, le budget de laguerre ayant été rejeté par les
Chambres.
Confiante dans l'armistice imposé par les Puissances, la Belgique fut surprise, le 2 août, parl'agression soudairie de l'armée
hollandaise reconstituée. Celle-ci put facilemcnt arriver à Lou-


vain, en coupant en deux tronçons une armée disséminée, fort
inférieure en nombre, et comprenant hult mille gardes civiques
sans aucune organisation.
.
Le colonel Huybrecht dit á ce sujet, â la louange de la garde :
 L'enthousiasme avec lequel elle accourait à la défense du
pays a démontré tout ce qu'on aurait pu en attendre, si on lui
eût donné une ombre d'organisation. Mais telle qu'elle était,
c'était une agglomération d'hommes arrachés de la veille â leurs
travaux, pourvus d'un armement et d'un. équipemént incomplets,
ayant pour toute tenue une blouse de toile et un shako de carton.
Quant â leurs moyens d' existence, personne n'y avait pourvu,
personne n'y songeait.

D'autre part, le comte André Martinet exprime cet avis :

Nous avons vu ces volontaires, hier encore paisibles agriculteurs et bourgeois insouciants, transportés soudain en pleine
vie des camps. Faut-il s'étonner si quelques-uns se cabraient
devant les rigueurs de la discipline, les longues factions, toute
une existence inattendue?

Ces appréciations désintéressées suffisent pour faire ressortir
une fois de plus que les armées ne s'improvisent pas, et que les
troupes doivent être sérieusement préparées, en temps de paix,
â remplir la mission qui leur incombe en temps de guerre .

Néanmoins, le premier ban et deux pièces attelées de la garde
de Mons se comportèrent d'une manière brjllante, dit le lieute-
nat général Clump, au combat de Bautersem, oû se distinguèrent
aussi quatre compagnies de Namur.

Le premier ban de ]a garde de Tournai fut utilisé au siège de
la citadelle d'Anvers: d'après le lieutenant-général Soudain de
Niederwerth, les batteries d'artillerie de la garde y rendirent de
bons services.

D'autres gardes rnobilisées tfurent envoyées dans diverses
localités pour y maintenir l'ordre ou coopérer â. la défense des
forteresses.C'est ainsi que les gardes de Ruremonde et Maeseyck
renforcèrent la garde de la batterie de Venloo, défendue par le
commandant Brialmont, ancien ministre de la guerre.

1835.

La garde civique ne tarda pas à s'apercevoir que la blouse,
aussi dispendieuse qu'un uniforme, ne présentait guère les avantages